colorimétrie
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Piloter la colorimétrie dans le domaine du packaging et l’emballage

Cette formation vise à donner aux équipes techniques et aux experts couleur un socle commun de méthode, puis à approfondir, pour chaque profil, les compétences qui lui sont propres : mesure et contrôle au quotidien pour les techniciens, formulation, tolérancement et pilotage pour les experts.

Objectifs pédagogiques

  • Comprendre les enjeux et le vocabulaire de la colorimétrie appliqués aux matériaux du luxe (métal, verre, cuir, textile, plastique).
  • Utiliser correctement un spectrophotomètre multi-angles et interpréter ses résultats.
  • Identifier et mesurer les effets spéciaux (paillettes, nacre, transparence, métallisation, brillance).
  • Choisir le nuancier et l’illuminant de référence adaptée à chaque application.
  • Définir, documenter et faire vivre des tolérances colorimétriques (ΔE) réalistes et défendables.
  • Construire un protocole de contrôle qualité couleur, de la réception matière à la pièce finie.

Contenu de la formation

  • Couleur comme signature de marque et facteur de valeur perçue.
  • Physique de la lumière : spectre visible, température de couleur, IRC.
  • Espaces colorimétriques : RGB, CMJN, LAB, XYZ.
  • Mesure de la couleur : géométries (45°/0°, d/8°), sources lumineuses (D65, TL84).
  • Calcul du ΔE : formules ΔE*ab, ΔE00, ΔE CMC.

  • Normes clés : ISO 12647 (impression), ISO 3664 (cabines lumineuses), ISO 13655 (géométrie de mesure).
  • Tolérances standard : ΔE ≤ 1,5 (haut de gamme), ΔE ≤ 2,0 (standard).
  • Cabines lumineuses : D65, TL84, F11.

  • Géométries de mesure : 45°/0°, sphère d’intégration, mesure multi-angles (15°/45°/110°) pour les effets Profils ICC : FOGRA39/51/52, GRACoL 2006, GMG ColorProof, PSO Coated/Uncoated.
  • Éléments contractuels : spécifications techniques (support, procédés, encres, couleurs, tolérances).
  • Preuves contractuelles : Soft Proof (PDF/X-4) et Hard Proof (épreuve physique).

  • Exigences : sécurité sanitaire (EU 10/2011, FDA 21 CFR), résistance aux graisses (ISO 16524), stérilisation (ISO 11133).
  • Matériaux : films plastiques (PE, PP, PET), carton couché/non couché.
  • Procédés : flexographie, héliogravure.
  • Cas pratique : test de résistance aux graisses sur un film PP.

  • Exigences : stérilité (ISO 11737-1, BPF), anti-contrefaçon (ISO 12944), résistance aux solvants (ISO 2812-1).
  • Matériaux : verre, aluminium, plastiques médicaux (PET, PP).
  • Procédés : sérigraphie, offset UV.
  • Cas pratique : test de résistance aux solvants sur une étiquette de flacon.

  • Exigences : attrait visuel (Pantone Fashion + Home), résistance aux produits chimiques (ISO 2812-4), effets spéciaux (Pantone Metallic).
  • Matériaux : carton, plastique, textile.
  • Procédés : offset, impression numérique.

  • Pantone Fashion + Home pour textile et cuir ; limites sur les effets métallisés.
  • Causes courantes : écarts de couleur (ΔE > tolérance), métamérisme, défauts d’impression.
  • Outils de diagnostic : spectrophotomètre, cabine lumineuse, tests de résistance.
  • Actions correctives : ajustement des encres, réglage des machines, changement de support.
  • Cas pratique : diagnostic d’un écart de couleur (ΔE = 3,0) et proposition de solutions.

  • Réduction des déchets : calcul précis des encres, recyclage des chutes.
  • Amélioration de la productivité : automatisation des réglages, formation des opérateurs.
  • Veille technologique : encres écologiques, procédés innovants (impression numérique, encres conductrices).
  • Évaluation finale : QCM théorique + cas pratique global (mesure, calcul ΔE, actions correctives)..

Durée: 

  • 14.00 heures (2.00 jours)

Profils des apprenants

  • Services développement,
  • Services recherche et technologie,
  • Services production, maintenance
  • Services support après ventes

Prérequis

  • Envie de découvrir
  • Curiosité
  • Un premier contact avec les ligne de traitement est un plus

Accessibilité et délais d’accès

  • L’accessibilité des apprenants est établie selon le règlement intérieur des locaux du client
  • Qualité et indicateurs de résultats 
  • La satisfaction des apprenants et des prescripteurs

Équipe pédagogique

  • Expert technique intervenant depuis plus de 30 années dans le milieu des matériaux de hautes technologies dans les secteurs industriels (aéronautique, automobile, anticorrosion, composites, ouvrage d’art et de la chimie).
  • Formateur professionnel certifié FFP

Ressources pédagogiques et techniques

  • Modélisation visuelle des concepts de chimie
  • Chaque concept est illustré par ses applications industrielles
  • Échanges avec l’expert formateur sur des cas industriels réels
  • Animation ludique

Dispositif de suivi de l’exécution de l’évaluation des résultats de la formation

  • Auto-positionnement en aval et en amont
  • Quizz final pour évaluation sommative

Prix : 

460 € / personne, Session ouverte dès 1 participant, facturation minimale sur la base de 8 personnes (max. 12).

La colorimétrie dans le domaine du packaging et de l’emballage représente un enjeu technique majeur pour garantir la fidélité des couleurs, la conformité aux normes et la qualité des produits finis. Dans les secteurs de l’agroalimentaire, du pharmaceutique et des produits de consommation, elle permet de répondre à des exigences strictes en matière de sécurité, de traçabilité et d’attrait visuel.

Les principes fondamentaux de la colorimétrie reposent sur la compréhension des espaces colorimétriques comme le LAB, le RGB et le CMJN, ainsi que sur l’utilisation d’outils de mesure précis, tels que les spectrophotomètres et les cabines lumineuses. Ces outils permettent de quantifier les écarts de couleur à l’aide du Delta E (ΔE), une mesure essentielle pour évaluer les différences entre une couleur de référence et celle d’un échantillon. Les normes internationales, comme l’ISO 12647 pour l’impression ou l’ISO 3664 pour les conditions d’éclairage, encadrent ces pratiques pour assurer une reproductibilité optimale.

Dans le secteur agroalimentaire, la colorimétrie doit répondre à des contraintes de sécurité sanitaire, avec des encres et pigments non toxiques conformes aux réglementations européennes (EU 10/2011) et américaines (FDA 21 CFR). Les emballages doivent également résister aux graisses et aux traitements thermiques, comme la stérilisation. Pour le pharmaceutique, l’accent est mis sur la stérilité, la résistance aux solvants et l’anti-contrefaçon, avec des solutions comme les encres fluorescentes ou les hologrammes. Enfin, pour les produits de consommation, l’esthétique et la durabilité sont primordiales, avec des encres écologiques et des effets spéciaux pour attirer le consommateur.

Les bonnes pratiques incluent le calibrage régulier des équipements, l’utilisation de profils ICC adaptés (comme FOGRA39 ou GRACoL 2006) et la gestion rigoureuse des non-conformités. Les innovations, telles que les encres à base d’eau, les revêtements anti-microbiens ou les procédés d’impression numérique, ouvrent de nouvelles perspectives pour des emballages plus durables et intelligents. En adoptant ces pratiques, les professionnels peuvent garantir une qualité constante tout en répondant aux exigences spécifiques de chaque secteur.

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